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Edgelands Maps at the CFP SHR in Geneva
Titre : Edgelands Maps au CFP SHR à Genève
Auteur-ice(s) : Angel Tames De Sousa, Sophie Zermatten
Année : 2023
Ville: Genève
Langue(s): anglais
Les ateliers de cartographie Edgelands Maps constituent une méthodologie mise au point par l'Edgelands Institute qui cherche à mieux comprendre la perception qu'ont les gens de concepts tels que la surveillance, la sécurité, la coexistence et les contrats sociaux en général. Nous analysons également les espaces considérés comme sûrs ou dangereux, tant dans le cadre d'expériences physiques que numériques.
Photo: Sophie Zermatten
La semaine dernière, nous avons organisé une nouvelle édition de cet atelier à Genève, dans une classe du Centre de formation professionnelle Services et Hôtellerie / Restauration (CFPSHR). Douze étudiants âgés de 16 à 37 ans y ont pris part, et les discussions ont été très enrichissantes, tant pour nous que pour les participants.
Photo: Sophie Zermatten
Les principales conclusions qui ont émergé de nos discussions sont les suivantes:
- Le sentiment de sécurité dépend, outre du lieu et du moment, de multiples caractéristiques de la personne interrogée : le sexe, l'âge, le parcours de vie et même le « caractère » ou l'humeur du jour jouent un rôle très important.
- Malgré ce que nous avons pu observer jusqu'à présent à Genève, ces participants, en particulier les plus jeunes, se sentaient pour la plupart beaucoup moins en sécurité dans les espaces physiques que dans les espaces numériques.
- En général, ils perçoivent que plus la surveillance est importante, plus la sécurité est grande. Dans leur cas, ils associaient davantage la notion de surveillance à la supervision par des personnes physiques (adultes, travailleurs sociaux, policiers) qu’à la présence de technologies telles que les caméras de sécurité.
Photo: Sophie Zermatten
- Nous avons remarqué que leur perception de la sécurité à Genève différait des réponses recueillies dans le cadre d’autres projets. De manière générale, ces jeunes se sentent moins en sécurité que les autres segments de la population interrogés. Nous pensons que cela est certainement dû aux quartiers dans lesquels ils vivent, ainsi qu'aux informations auxquelles ils sont exposés dans les médias (par exemple, il y a quelques jours, un jeune de 18 ans est décédé à la suite d'une agression à l'arme blanche à Thonex).
- Plusieurs de ces jeunes ont également ajouté qu'ils avaient constaté une augmentation de la criminalité ces dernières années.
Photo: Sophie Zermatten
- En ce qui concerne les espaces physiques, ils ne se préoccupaient guère des problèmes d'insécurité et estimaient généralement que la responsabilité en incombait aux usagers (qu'ils associaient principalement à des notions de harcèlement). La notion de « respect » revenait fréquemment